Compagnie À FLEUR D’AIRS
11 rue Diderot
37000 TOURS
N° SIRET : 789 233 525 00011
association loi 1901

Séverine BENNEVAULT CATON – chorégraphe

Fondée en 2012 par Séverine BENNEVAULT CATON, la compagnie ‘À Fleur d’airs’ développe un langage chorégraphique s’appuyant sur la relation étroite des corps dansants en suspension; entre ciel et terre, l’être et l’autre, le corps et l’intime.
Poétiques, esthétiques et d’une grande sensibilité, les spectacles de la compagnie À Fleur d’Airs créent des ‘bulles temporelles’, où le temps se trouve comme suspendu, où les spectateurs, petits comme grands, sont happés dans l’impesanteur des mouvements aériens.

À Fleur d’Airs est née de la volonté de Séverine Bennevault Caton de créer des formes artistiques dansées en suspension, en relation forte avec l’espace public. Grâce à la création de structures monumentales habitées, la chorégraphe explore et revisite le champ des territoires physiques et sensoriels.

Structure et architecture, des espaces nouveaux dans l’espace des habitudes
Poser un objet artistique dans l’espace public, c’est pour Séverine BENNEVAULT CATON la possibilité de transformer et interroger l’environnement quotidien, en modifier la lecture, créer de nouveaux espaces.
C’est faire naître un dialogue architectural entre les formes existantes et une forme plastique voulue sobre, ses lignes épurées dessinant une alternative à tout ce que l’espace public propose de vertical, l’univers urbain minéral et végétal, les bâtiments et les arbres. L’apparition de cette forme plastique monumentale interroge et remet en question l’horizon, le champ de vision… , propose une autre appropriation et utilisation de l’espace public. En suggérant une lecture inédite des espaces quotidiens, une perspective nouvelle émerge, et avec elle, une dimension supplémentaire.
La suspension, l’air, l’envol, permettent aux corps de tracer d’autres trajectoires dans un espace de danse en trois dimensions pleinement occupé, qui prend vie dans l’espace défini par la structure, lui-même positionné dans l’espace public. Espaces et dimensions s’imbriquent.
Evoluer dans l’espace public fait naître une relation multiple, à la fois fusion et confrontation des volumes, des lignes, des bâtiments et des mouvements. Face à l’apparition soudaine d’un objet gigantesque, le public pose un regard nouveau sur son environnement quotidien, devenu partie intégrante de l’œuvre artistique. La structure magnifie l’espace public par son esthétisme et son incongruité.
Modifier les volumes de l’environnement quotidien c’est chorégraphier l’espace, l’architecturer par les corps en mouvement évoluant dans une œuvre plastique habitée. L’architecture et la danse en suspension forment un tout. C’est aussi opposer le mouvement ininterrompu de la ville ou du monde extérieur et la bulle spatio-temporelle créée par le microcosme de la structure, ‘l’habitat’ des danseurs, le spectacle.
Poser la ‘structure-spectacle’ dans l’espace public c’est suggérer un partage de territoire, une cohabitation, une rencontre entre le quotidien et l’inattendu, entre le figé et le mouvant, entre le durable et l’éphémère, entre le monumental et l’intime.

Danser dans l’espace public, une relation intime entre danseur et spectateur
Danser dans l’espace public c’est pour Séverine BENNEVAULT CATON, la possibilité de faire dialoguer des histoires, celle du lieu investi, de chaque spectateur, habitant, passant, et celle du spectacle, des danseurs.
L’espace public a sa propre histoire, celle de son évolution, celles des personnes qui’ l’ont habité ou traversé.
L’objet artistique posé dans l’espace comporte son propre univers – le spectacle -, il est donc lui-même chargé de sa propre histoire. C’est cette histoire qu’il propose de partager dans l’espace qu’il vient combler momentanément, avec les personnes qui vivent dans cet espace, qui l’habitent, qui font son histoire.
Danser à l’extérieur permet d’annihiler le ‘4ème mur’, la séparation entre le plateau et le public, de laisser une trace sensorielle dans la mémoire corporelle du spectateur en créant une relation intime entre lui et le danseur par le biais direct du corps en mouvement et de l’émotion qu’il génère, tant pour lui-même que pour les autres.
Deux dialogues s’instaurent : le grand, celui de l’espace public et la structure imposante, et le petit, celui du spectateur et du danseur, l’intimité qui les unit.

La danse en suspension, ou l’exploration de dimensions et de sensations nouvelles
La danse en suspension crée des ‘danseurs augmentés’. Grâce à elle, ils rencontrent de nouvelles possibilités : les contraintes deviennent des opportunités. S’ouvre à eux l’accès sur une dimension supplémentaire :celle qui se trouve juste au-dessus du sol, voire plus haut, celle ou ils ont la possibilité de se maintenir en lévitation, celle que l’on serait tentée d’appelée ‘vide’ : là ou tout est possible car aucun obstacle n’existe.
Une danse ‘augmentée donc, mais augmentée physiquement et non virtuellement par l’ajout d’effets virtuels en 3D. Ici, le virtuel est réel : une réalité augmentée.
La danse en suspension est un dépassement de la danse en tant que discipline ; chorégraphier c’est architecturer l’espace par des corps sensibles en mouvement. La danse en suspension augmente les possibilités en plaçant les partitions chorégraphiques dans une sorte de dimension supplémentaire : la 3e dimension dans toute sa potentialité.
La danse en suspension modifie le temps connu du mouvement dansé. Elle transforme l’espace-temps, apporte des possibilités de trajectoires assez ahurissantes, des temps de suspension et de rotation quasi infinis.
Elle fait basculer les repères habituels par une apparente annulation de la gravité. Le danseur explore et investit des espaces autrement inaccessibles. Il a le pouvoir d’évoluer sans toucher terre, donnant au spectateur l’impression que la pesanteur n’existe plus. Le temps du mouvement est modifié – au-dessus du sol, le danseur peut sauter et ne jamais retomber, voler, se déplacer à des vitesses insoupçonnées, hyper célérité et extrême lenteur. Le rythme et les trajectoires des mouvements sont différents, distendus, inhabituels. Le public entre inévitablement dans une autre temporalité.
La suspension amène le spectateur à goûter à des sensations physiques inédites: la sensation hypnotique du pendule, celle du rebond « lunaire », de la lévitation… En suivant des yeux le danseur, le mouvement s’imprime subrepticement dans son propre corps. Celui-ci se met imperceptiblement à bouger et tangue devant le mouvement de balancier ou les bonds de géants de artiste.
La danse en suspension laisse une trace sensorielle nouvelle dans la mémoire corporelle des spectateurs, leur ouvrant un nouveau territoire de ressentis.
Séverine BENNEVAULT CATON

 

SÉVERINE BENNEVAULT CATON
DANSEUSE-CHORÉGRAPHE

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Formée en danse classique et contemporaine dans différents conservatoires y compris le CNSM de Paris, Séverine commence sa carrière en 1993 au sein la compagnie Red Notes/ Andy Degroat avec laquelle elle travaille plusieurs années, riches de créations et de reprises de pièces qui ont marqué la danse contemporaine des années 80. Elle participe aussi à de prestigieuses productions d’opéras.
Sa collaboration avec Andy Degroat ira jusqu’à l’assister sur la transmission de ses pièces au sein de grands ballets français.
Durant trois ans elle collabore aussi avec les compagnies Alfred Alerte et Gigi Caciuléanu sur plusieurs reprises de rôles et créations.
En 2002 elle intègre la compagnie L’Échappée / Frédéric Lescure pour la création de » Vents vivants » puis de « Sous l’Écorce ». Cette collaboration lui permet d’aborder la danse contact et surtout elle découvre le tissu aérien et la possibilité de danser ailleurs qu’au sol.
Après cette expérience elle se lance dans l’apprentissage de cette discipline.
Parallèlement, elle rejoint la compagnie du Chat perché (compagnie de théâtre pour enfants) avec qui elle crée  »Allo Bébé », pièce où elle signe la chorégraphie.
En 2006 et 2008, Serge Ambert, chorégraphe de la compagnie « Les Alentours Rêveurs », l’engage pour deux créations. Son travail fin et ciselé lui permet d’approfondir son expérience en danse contact et de s’essayer à la danse-théâtre.
En 2007, Séverine rencontre la compagnie Retouramont, compagnie de danse dite verticale .
C’est au sein de cette compagnie que Séverine allie enfin la danse et son besoin d’espace. Elle se découvre aussi le désir de s’exprimer ailleurs que dans un théâtre, d’apporter l’art de la danse à tout un chacun, la nécessité de ‘dé-confiner’ la danse et donc de l’apporter dans l’espace public.
Après 19 années de tournées internationales, le besoin de créer ses propres projets tant artistiques que pédagogiques se fait sentir: tisser plus étroitement ses expériences de danseuse contemporaine et ses connaissances de l’aérien pour tenter de créer son propre langage chorégraphique, entre ciel et terre, entre l’être et l’autre, le corps et l’intime.
En 2012, Séverine fonde donc sa compagnie qu’elle préfère définir comme compagnie de danse en suspension, terme plus juste à ces yeux.

 

OLIVIA CUBERO
DANSEUSE

Olivia s’initie jeune aux arts du cirque auprès du Cirque du  Docteur Paradi puis se forme parallèlement en danse au Conservatoire National de Région de Caen. En 1989, elle s’oriente finalement dans cette voie en intégrant le cursus, option danse contemporaine, du Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris où elle obtient son diplôme mention Très Bien.
Dès sa sortie, elle se dirige aussi bien vers des compagnies de danse que de cirque, lui permettant d’alterner entre des espaces de jeu frontal et circulaire. L’exploration et l’usage d’objets atypiques (élastique, branche, « Tournette ») dans sa recherche en aérien, font de la piste un terrain de prédilection.
Côté cirque, elle retrouve le Cirque du Docteur Paradi à plusieurs occasions, pour Hop ma non troppo, L’Oie du Paradi et A Dada ; elle travaille également avec La Cie Pochéros dans La maison autre et la Cie Cahin-Caha / cirque Bâtard pour Grimm. Côté danse, elle rencontre Christine Bastin pour une reprise de rôle de La Folia, travaille avec la Cie L’Empreinte sur Eurêka, Ma Mère l’Oie, Le chant du loup, Allô et croise un moment la Cie Etc / Gang Peng.
En 2006-2007, elle participe au sein de la Cie MAD / Sylvain Groud au projet intitulé « Le corps à l’hôpital » au Centre Hospitalier Universitaire de Rouen donnant lieu à une pièce pour plateau, Si vous voulez bien me suivre. Cette expérience lui ouvre une nouvelle voie créative et réflexive autour de la question du corps, médiation en-jeu dans un espace de soin. En 2010, elle obtient le D.U « Technique du corps et monde du soin » à l’Université de Saint-Denis / Vincennes. Elle poursuit cette recherche tant théorique que pratique dans le cadre universitaire de Paris 8 (Master 2, mention Très bien 2014), d’une part, et au travers de performances dansées, d’autre part, dans des institutions médicalisées de courts et longs séjours (unité de soins palliatifs, maisons de retraite, EPHAD) jusqu’à aujourd’hui.
Parallèlement, elle poursuit depuis 2005 son parcours d’interprète avec la Cie Retouramont pour son travail dans l’espace public via les Réflexions de façades, déclinaisons de performances in situ, et les créations Vide accordé, Danse des Cariatides, Immense intimité, Les ondes gravitationnelles. Elle y explore en baudrier cette fois-ci les notions de verticalité, de vide et de vol.
En 2015, elle rejoint À Fleur D’airs pour la création d’Éphémère(s).

BÉRANGÈRE ROUSSEL
DANSEUSE

Après une formation en danse classique en conservatoire puis en danse contemporaine au CNSMDP, elle intègre en 2007 la Cie Les Passagers et en 2009 la Cie Retouramont, compagnies toutes deux spécialisées en danse verticale.
Elle se forme ensuite en Inde à enseigner le yoga.
En 2009, titulaire du Diplôme d’État, elle donne des cours de danse et chorégraphie pour l’association Danse en Seine.
En 2013 elle rejoint l’équipe pédagogique de la Compagnie Point Virgule de Claire Jenny et anime des ateliers auprès de différents publics. La même année, elle débute une collaboration en tant qu’interprète et assistante à la chorégraphie pour Florence Boyer, Cie Artmayage.
En 2015, elle intègre la compagnie de Béatrice Massin.
En 2017 sa collaboration avec la Cie Point Virgule l’amène à danser dans des hôpitaux, des EHPAD, des prisons et à récréer un langage chorégraphique dans toutes sortes de contextes.
Depuis 2018, elle fait partie du vivier d’artistes de l’association 193 Soleil.
En 2019, elle fonde le CoCOn, pôle chorégraphique pour la petite enfance au sein de la Fine Compagnie avec Jean-Gérald Dupau.
En 2020 elle continue ses collaborations avec la Cie Point Virgule, la Cie Retouramont et la Fine Cie et rejoint À Fleur d’Airs pour la création de ‘Résurgences’.

 

MAX MOREAU
ÉCLAIRAGISTE

Éclairagiste autodidacte passionné depuis 15 ans, Max met en lumière différents projets et creations artistiques ( as de trèfle, voleurs de swing, petit noof, NVNC, à fleur d’air, Olivia ruiz, thé vanille, le balluche de la Saugrenue .. Etc)
De la prestation technique à la création d’un spectacle, il lui semble indispensable de proposer un éclairage réaliste mais non moins cohérent au projet. Entre créations lumières, régie de tournées, régie d’événements, ces différentes expériences lui permette d’appréhender dans sa globalité la création d’un spectacle….