Au sein de la compagnie À Fleur d’Airs, Séverine BENNEVAULT CATON développe un travail de recherche chorégraphique entre ciel et terre, entre l’être et l’autre, le corps et l’intime. Partant du sol pour aller vers le haut, via le travail des appuis au sol et ceux qu’offre le baudrier au niveau du bassin, le travail en suspension demande une conscience accrue de l’alignement du corps, ainsi que de sa verticalité. L’équilibration du corps dans le baudrier s’apparente alors à celle de la danse contact, l’évolution des appuis dans le baudrier dictant le mouvement.

 

La danse en suspension et le corps dansant
Le fait de se tenir debout est un acquis, celui que nous faisons tous en commençant par relever notre tête pour appréhender notre environnement, puis en trouvant la position assise et enfin en se mettant debout pour pouvoir se déplacer, chose que nous faisons tous les jours, sans y penser.
Notre schéma corporel se construit grâce et contre la pesanteur, notre appui étant le sol qui se trouve sous nos pieds.
Le danseur requestionne sans cesse sa posture tout au long de sa carrière, testant sans relâche les limites de l’équilibre.
La danse en suspension confronte le danseur à une toute autre problématique : Le sol n’existe plus ou presque. Ou tout du moins, l’appui principal du corps n’est plus le sol mais son propre bassin dans un ensemble de sangles que constitue le baudrier. Alors comment se mouvoir, comment danser quand tous les repères que nous connaissons depuis notre naissance ont disparus ?
Par sa singularité physique, la danse en suspension demande donc un travail très particulier sur le corps. Il questionne le danseur sur ces appuis et donc sur sa posture. La verticale du corps, celle dictée par l’attraction terrestre, n’existe plus mais la pesanteur reste.
Avant de se mouvoir dans les airs, il est primordial de comprendre comment nous nous comportons sur la terre ferme. Donc, dans une premier temps, le stage insistera sur les appuis terriens des participants. Grâce à des notions de danse contact, ils seront amenés à se questionner sur la façon dont leur corps est traversé par la gravité, les notions d’équilibre et de déséquilibre seront abordés.
Puis le travail évoluera vers la suspension, tout d’abord en gardant les pieds au sol afin de comprendre les transferts d’appuis entre le sol et le baudrier. Enfin, les participants quitteront le sol pour tester d’autres appuis comme le corps d’une autre personne par exemple, afin de gouter à la danse contact en suspension.
L’un des principaux buts de ces ateliers est d’amener les participants à maitriser leur propre corps via la découverte de sensations simples mais primordiales en danse contemporaine comme le toucher, le poids, la prise d’appui…Le travail en suspension les amènera à mieux comprendre comment ils se tiennent naturellement debout.

stages amateurs
Les stages amateurs se déroulent en général sur un week-end à raison de 3 heures par jour. Au delà.
Les ateliers se composent d’un échauffement insistant sur les appuis et le poids du corps au sol, mais aussi sur l’alignement du corps et sa verticalité. La notion de chute y est également abordé. L’atelier sera ensuite consacré à la découverte de la danse aérienne (en suspension ou verticale). Quelques notions de danse contact au sol et en suspension peuvent aussi être abordées.
Cet atelier est ouvert aux personnes ayant une pratique physique très régulière, ce type de travail demandant une très bonne condition physique et une bonne sangle abdominale.

 

formation professionnelle à la « technique du baudrier »
à destination des danseurs et circassiens

Dans une optique de transmission des savoirs mais aussi de formation afin d’élargir son équipe artistique pour ses prochaines créations, la compagnie À Fleur d’Airs organise des stages de formation à la danse en suspension.
Les stages sont d’une durée de 5 jours et peuvent être pris en charge par l’AFDAS, si les participants remplissent les conditions requises.
Après un échauffement insistant sur les appuis et le poids du corps au sol, mais aussi sur l’alignement du corps et sa verticalité, les participants seront amener à travailler à deux afin de tester leurs appuis sur l’autre (notions de danse-contact).
La majeure partie de la journée sera consacré à l’apprentissage des rudiments de la danse en suspension avec appuis au sol (danse en suspension) et sur mur (danse verticale) seul puis à deux ou à plusieurs, en points fixe ou en poulie… différentes configurations seront proposées.
En préambule de ces formations, nous ferons un point sur l’utilisation du matériel afin d’apprendre à monter et descendre sur la corde.